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Le nom de BARGES

 

Barges serait un ancien mot du parler roman ; on ne le trouve pas dans le dictionnaire latin.

Ce mot de nos jours a plusieurs sens, le plus connu étant celui de la barge, bateau plat.

C’est également le nom donné à une meule de foin ou à une pyramide de fagots. Cela désigne aussi des rochers émergeant de la mer.

 

Le village s’est appelé également Berge. Une berge est le bord surélevé d’une rivière mais aussi d’un chemin. Il est intéressant de constater que « berg »  en allemand signifie montagne, mont, côte.

Il est curieux de noter que chez Virgile le même mot latin agger signifie berge ou butte.

 

On peut penser que le nom de Barges a été donné à cette butte que l’on remarque surtout si l’on se situe au  bas du village, depuis  l’église ou la zone artisanale.

Histoire de Barges.

Document écrit par un jeune bargeois : Eric SERGENT.

Un jour, en consultant le Précis historique, topographie et biographique sur la Côte-d’Or rédigé par Émile T., paru en 1846 (rééd. 1992), je fus assez surpris d'y lire : « Barges, ancien village, autrefois assez considérable. 170 h. ›› On ne pouvait faire plus lapidaire. Qu'entendait-il par «assez considérable» ?

Aujourd'hui, Barges compte presque 700 habitants, mais personne ne semble vraiment connaître l'histoire de ce village situé entre la mondialement célèbre Côte des Vins et la plaine de Saône. Cette petite commune, qui a traversé les siècles dans l’indifférence (presque) générale, n'a-t-elle vraiment rien à raconter ? C'est fort peu probable ! C'est pourquoi j'ai décidé de me lancer dans la recherche des origines du village, pour pouvoir ensuite tenter de retracer son histoire jusqu'à nos jours.

Dans les mentalités collectives, un village de cette taille est en général considéré comme inintéressant à étudier, « sans histoire ››. Mais j’ai la prétention, dans les quelques pages qui suivent, de soutenir que ce travail de recherche historique est riche, passionnant et même nécessaire pour comprendre les configurations actuelles de nos territoires, auxquels on s'intéresse peu, d’un point de vue historique. Pourtant, c’est cette recherche qui permet de comprendre la construction des divers bâtiments, monuments et routes, et de savoir quels chemins tortueux a empruntés le village, avant de nous parvenir tel qu'il est aujourd’hui.

Il est bien sûr impossible de traiter de l’intégralité de l’histoire du village de Barges ici. Pour ce premier article, mon travail - qui n'est pas celui d’un historien « officiel ›› - se limitera donc à tenter de restituer quelques informations sur les différents propriétaires et seigneurs du village de Barges, à partir d’actes authentiques et de travaux d’historiens locaux.

Découvrez la suite de l'histoire de Barges

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La Mairie

 

A partir de 1897, le logement de l’instituteur étant en mauvais état et trop petit, la mairie ne disposant pas d’une véritable salle pour tenir les séances du Conseil Municipal (elles se tiennent dans la salle de classe, ex maison Lamarche acquise le 11 mars 1841), il est proposé de reconstruire une véritable maison commune. Les plans sont établis le 4 novembre 1897, par l’architecte Sirodot (ingénieur des Arts et Manufactures de Dijon). Ils sont approuvés par le Conseil Municipal dans sa séance du 25 août 1898, et validés par arrêté du Préfet le 26 mai 1900.

 

La nouvelle maison commune fut donc construite en 1900, d’après les plans de l’architecte Sirodot. On aménagea au rez-de-chaussée une salle de classe, et la cuisine et salle à manger du logement de l’instituteur. A l’étage, on aménagea une salle de mairie, avec une pièce d’archives, et deux chambres pour l’instituteur.

Le blason

Contrairement à ce que l’on pourrait croire le blason de la commune n’a été imaginé et créé que récemment.

 

En effet lors de la séance du conseil municipal du 8 mars 1979, le Maire Jean Gorget fait connaître aux conseillers qu’un travail d’ensemble est entrepris dans tous les départements,  en accord avec la Direction des archives de France, afin de doter les communes d’une marque symbolique urbaine et de réviser la composition graphique de celles existantes. Afin que ce blason, qui doit constituer un document historique dont la commune pourra faire librement usage pour ses représentations officielles, soit exempt de toute faute d’histoire ou de goût M. le Préfet a par arrêté du 16 juillet 1957 institué une commission départementale d’héraldique chargé de la révision ou de la création de ces armoiries communales.

 

M. le Maire présente la maquette enluminée du blason et en donne la description héraldique :

« De sinople à la fasce ondée d’or, à la barge issante d’argent, accompagnée en pointe d’un croissant aussi d’argent ». Les explications suivantes sont données concernant les symboles entrant dans la composition : Le blason est inspiré des armes de la famille de Bretagne qui a eu des droits à Barges aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec adjonction de la « Barge » constituant des armes parlantes. Le croissant d’argent sur fond vert (sinople) évoque la vierge, Patronne de l’Eglise, le vert étant signe d’espérance. »

Le conseil approuve le dessin qui lui a été présenté comme symbole communal.

 

En complément d’explication on peut penser que la bande jaune représente le ruisseau du Chairon. Au nord du ruisseau, le village (barge, arme parlante), au sud l’église (symbolisée par un croissant d’argent) quelque peu isolée du village.

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Extrait du site "l'écho des communes"

par André Beuchot

"L'église de l'Assomption XII-XIIIe de Barges se situait autrefois au centre du village. Remaniée au XVIIIe, elle conserve un baldaquin du XVe. On remarque à l'extérieur une tête de bélier sculptée, un portail en plein cintre ornementé surmonté d'une frise géométrique soulignant le pignon.
Barges conserve une mairie école et un lavoir XIXe malheureusement clos. Plusieurs passerelles enjambent le Chairon et on admire un énorme saule près de celle voisine de l'église.
On raconte que deux soldats de Napoléon Ier rentrant de campagne, le Pierre et le François, auraient abattu un loup qui terrorisait le village. Le lieu-dit "le Champ au Loup" garde la mémoire de cet évènement car le loup y fut enterré. Pour immortaliser cette aventure, les enfants de l'école de Barges ont planté une petite forêt triangulaire, dans laquelle trois chênes évoquent le Pierre, le François et le loup."
André Beuchot

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